Eloy : Plongez dans l’univers captivant du rock progressif allemand

Eloy-Time passage 2003

Eloy est un groupe allemand de rock progressif formé dans les années 1960, reconnu pour son style unique mêlant des sonorités progressives, symphoniques et cosmiques. Dans cet article, plongeons dans l’univers musical captivant de ce groupe et explorons quelques-uns de leurs albums emblématiques. Un nouvel opus est annoncé pour le 23 juin 2023…

Eloy-1971

Eloy en bref

Eloy est souvent comparé à d’autres groupes emblématiques du rock progressif tels que Pink Floyd, Genesis, Yes et Camel. Ces groupes partagent des similitudes dans leur approche musicale progressive, en explorant des structures complexes, des arrangements symphoniques et des atmosphères atmosphériques. Comme Eloy, ces groupes ont également marqué l’histoire du rock progressif et sont souvent considérés comme des références du genre.

Le genre musical d’Eloy est le rock progressif. Cependant, ils incorporent également des éléments du rock psychédélique, de la musique symphonique et de l’espace rock. Leur musique se caractérise par des compositions complexes, des mélodies atmosphériques, des solos de guitare épiques et des textes évocateurs. Eloy est connu pour sa capacité à créer des paysages sonores captivants et à raconter des histoires à travers leur musique, ce qui est caractéristique du genre du rock progressif.

Les concert d’Eloy étaient sensationnel, tout comme les fantastiques groupes de prog rock symphoniques tels que Nektar, Grobschnitt, Anyone’s Daughter, Tangerine Dream, et autres groupes de la fin des années soixante.

Fondation du groupe

Eloy a été formé en 1969 à Hanovre, en Allemagne, par Frank Bornemann, guitariste et chanteur principal du groupe. Inspiré par les pionniers du rock progressif tels que Pink Floyd et Genesis, Eloy a développé un son distinctif qui combinait des éléments du rock psychédélique avec des compositions complexes et des arrangements riches.

Eloy, un groupe de krautrock ?

On peut certainement considérer le style musical d’Eloy comme étant du krautrock. Formé en 1969, Eloy a été actif tout au long des années 1970 et au-delà. Le krautrock est un terme utilisé pour décrire une scène musicale allemande du rock expérimental et progressif dans les années 1960 et 1970, caractérisée par des éléments de rock psychédélique, de musique électronique et de musique improvisée.

Le son d’ELOY présente de nombreuses caractéristiques du krautrock. Ils incorporent des éléments de rock progressif, de rock psychédélique et de musique électronique dans leur musique, créant des paysages sonores atmosphériques et souvent expérimentaux. Leurs compositions sont souvent épiques et étendues, avec des arrangements complexes et des passages instrumentaux élaborés.

Bien que le krautrock soit généralement associé à des groupes comme Can, Kraftwerk, Neu! et Tangerine Dream, Eloy a également été considéré comme faisant partie de cette scène. Leurs premiers albums, tels que « Eloy » (1971) et « Inside » (1973), sont souvent cités comme des exemples du son du krautrock. Cependant, il convient de noter que le style musical d’Eloy a évolué au fil des ans, incorporant d’autres influences et développant leur propre son distinct au fil du temps.

Albums clés

EloyParmi les nombreux albums remarquables d’Eloy, certains se démarquent par leur influence et leur popularité. « Inside » (1973) est considéré comme un point culminant de leur discographie, avec des morceaux épiques comme « Land of Nobody » et « Castle in the Air ». Cet album incarne parfaitement le son progressif de l’époque, avec des structures complexes, des solos de guitare enivrants et des passages atmosphériques.

Ocean, le sixième album d’Eloy est un album conceptuel basé sur la mythique cité de l’Atlantide, sa chute et son naufrage, conçu comme un avertissement à l’humanité (faisant allusion à la guerre froide). Sorti en 1977, il est considéré comme leur meilleur album devenu un classique du genre en Allemagne qui s’est vendu à 200.000 outre-Rhin.

Évolution sonore

Au fil des années, Eloy a développé et affiné son style musical. Leur album « Ocean » justement est souvent considéré comme un chef-d’œuvre du rock progressif symphonique. Avec des titres tels que « Poseidon’s Creation » et « Atlantis’ Agony at June 5th – 8498, 13 P.M. Gregorian Earthtime », l’album explore des thèmes marins et propose une combinaison épique de musique progressive et de textes évocateurs.

Résurgence et reconnaissance

EloyBien que le rock progressif ait connu un déclin de popularité dans les années 1980 avec la montée du mouvement Punk, Eloy a toutefois continué à créer de la musique et à fidéliser un public dévoué. Leur album « Chronicles I » (1993) a été acclamé par la critique et a permis de redécouvrir le groupe. Avec des titres remastérisés et des morceaux inédits, cet album a rappelé l’importance d’Eloy dans l’histoire du rock progressif.

Héritage et influence

Eloy a influencé de nombreux groupes et artistes du genre progressif au fil des décennies. Leur capacité à créer des atmosphères envoûtantes, des mélodies complexes et des arrangements ambitieux a marqué de nombreux musiciens. Même aujourd’hui, leur musique continue d’inspirer de nouvelles générations de fans de rock progressif.

Que devient le Eloy de nos jours ?

Frank Bornemann - EloyEn avril 2023 Frank Bornemann a publié sur la page Facebook du groupe le message suivant « Après plus de deux ans de travail ponctués de nombreuses interruptions, j’ai enfin pu terminer la production du nouvel album d’ELOY, « Echoes from the Past« , fin mars. Il sortira le 23 juin 2023 dans le monde entier en CD, vinyle et en ligne simultanément. C’est un album très spécial, dans lequel j’ai investi énormément d’émotions et de passion mais aussi créé des moments musicaux qui vous surprendront certainement. Je vous présente maintenant officiellement la magnifique pochette de Michael Narten ainsi qu’une photo actuelle du studio. La photo donne une idée du soulagement que l’on ressent après un tel marathon de production. Je vous souhaite beaucoup de plaisir à l’écoute de ce nouvel album !« 

Eloy - 2023 - Echos from the past

Ce nouvel opus d’Eloy est une illustration musicale impressionnante et émouvante de l’histoire fascinante de Jeanne d’Arc créée par l’auteur lui-même, qui possède des racines françaises. Initialement réalisée en anglais avec les musiciens bien établis et renommés du groupe, cette tâche ambitieuse va au-delà d’un simple album. Il s’agit d’un opéra rock enrichi de chœurs grandioses, d’interventions de guests et de parties récitées judicieusement insérées aux moments clés de l’intrigue. Ce disque démontre une profondeur incroyable et une grande richesse créative, prouvant aux sceptiques le talent créatif de Frank Bornemann qui se réfère à la vie de l’Icône française.

Conclusion

Eloy, groupe allemand de rock progressif, a su captiver les auditeurs avec son style unique et ses compositions ambitieuses. Depuis leur formation dans les années 1960 jusqu’à leur héritage durable, Eloy a marqué l’histoire du rock progressif et continue de fasciner les fans du genre. Plongez dans leur discographie riche en explorant des albums emblématiques tels que « Inside » et « Ocean ». Laissez-vous transporter par leurs paysages sonores épiques et leurs atmosphères envoûtantes et plongez dans l’univers captivant du rock progressif allemand. Rejoignez la communauté de fans dévoués d’Eloy et découvrez pourquoi ce groupe allemand occupe une place importante dans l’histoire du rock progressif.

Discographie d’Eloy

Albums studio
1971 – Eloy
1973 – Inside
1974 – Floating
1975 – Power and the Passion
1976 – Dawn
1977 – Ocean
1979 – Silent Cries and Mighty Echoes
1980 – Colours
1981 – Planets
1982 – Time to Turn
1983 – Performance
1984 – Metromania
1984 – Code Name: Wild Geese (Bande originale de film)
1988 – Ra
1992 – Destination
1994 – The Tides Return Forever
1998 – Ocean 2: The Answer
2009 – Visionary
2017 – The Vision, the Sword and the Pyre – Part I
2019 – The Vision, the Sword and the Pyre – Part II
2023 – Echoes from the Past

Albums Live
1978 – Live
2013 – Live Impressions
2014 – Reincarnation on Stage

Compilations
1991 – Rarities
1993 – Chronicles I
1994 – Chronicles II
1994 – The Best of Eloy Vol.I – The Early Days 1972–1975
1996 – The Best of Eloy Vol.II – The Prime 1976–1979
2003 – Timeless Passages
2010 – The Legacy Box
2019 – The Classic Years Trilogy

Membres

Frank Bornemann : guitare
Klaus-Peter Matziol : basse
Hannes Folberth : claviers
Michael Gerlach : claviers
Stephan Emig : batterie

Anciens membres
Erich Schriever : chant, claviers
Helmuth Draht : batterie
Wolfgang Stöcker : basse
Manfred Wieczorke : guitare, chœurs
Fritz Randow : batterie
Luitjen Jansen : basse
Detlef « Pitter » Schwaar : guitare
Detlev Schmidtchen : claviers
Jürgen Rosenthal : batterie
Jim McGillivray : batterie
Hannes Arkona : guitare
Steve Mann : guitare
Bodo Schopf : batterie
Kristof Hinz : batterie

Site officiel

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Ekseption : Quand le rock rencontre la musique classique avec élégance

EkseptionEkseption était un groupe de rock néerlandais actif de 1967 à 1989 qui a marqué l’histoire de la musique en fusionnant des éléments de rock, de musique classique et de jazz. Ils ont sorti plusieurs albums, mêlant des compositions originales et des reprises de morceaux classiques célèbres. Leur style musical unique combinait en effet des éléments de musique classique avec des instruments rock (guitare électrique, basse, batterie). Ils ont également incorporé des éléments de jazz, mettant en avant des solos instrumentaux complexes et des improvisations. Le groupe était réputé pour ses performances énergiques et sa virtuosité.

Leur musique était à la fois complexe et accessible, mêlant des mélodies accrocheuses à des arrangements sophistiqués. Ekseption a exercé une influence considérable dans le style rock progressif et a été considéré comme l’un des pionniers du genre. Malheureusement, le groupe s’est séparé en 1989, mettant fin à une carrière musicale qui a duré plus de deux décennies. Cependant, leur musique continue d’être appréciée par de nombreux fans de rock progressif et de musique classique à ce jour.

Ekseption en bref

En 1958, le groupe de lycée The Jokers est formé à Haarlem. Les membres sont Hans Alta (basse), Rein van den Broek (trompette), Tim Griek (batterie) et Huib van Kampen (guitare/saxophone). Ils jouent des reprises de chansons connues. En 1965, le nom est changé en Incrowd (d’après The In Crowd un morceau du pianiste de jazz américain Ramsey Lewis).

Rein van den Broek (décédé le 11 mai 2015) fut le seul membre permanent tout au long de la carrière du groupe et présent sur chaque album.

En 1967, le nom est à nouveau modifié pour devenir Ekseption, car il existait déjà un autre groupe néerlandais portant le nom d’Incrowd. Le groupe est rejoint par Rob Kruisman, qui devient le nouveau chef d’orchestre. Plus tard cette année-là, Rick van der Linden (claviers) rejoint le groupe. Il s’agit d’un musicien classique expérimenté et diplômé du Conservatoire qui a joué avec plusieurs groupes de jazz et de pop, dont l’Occasional Swing Combo. Ils se sont rencontré lors d’un concert commun. Rein van den Broek fut impressionné par le jeu de Rick van der Linden et lui a demandé de se joindre à Ekseption.

Ekseption

En 1968, le groupe participe au Concours de jazz de Loosdrecht et remporte le premier prix. En tant que vainqueurs, ils signent un contrat d’enregistrement avec Phonogram. Ainsi, à la fin de l’année, Ekseption s’apprête à enregistrer son premier album avec le producteur Tony Vos. À ce stade, Hans Alta et Tim Griek sont remplacés par le bassiste Cor Dekker et le batteur Peter de Leeuwe.

La musique de cet album est très inspirée du groupe anglais The Nice, mêlant rock et musique classique. Le premier single choisi est « La Cinquième Symphonie » de Beethoven, qui devient un succès instantané pour le groupe. Les singles suivants, « Rhapsody in Blue » et « Air », sont également de grands succès. Grâce à ce succès dans les classements, Rick van der Linden devient le nouveau chef d’orchestre.

En 1969, Rob Kruisman quitte le groupe car il n’est pas satisfait de la nouvelle orientation musicale. Peu de temps après, le co-fondateur Huib van Kampen quitte également le groupe et l’industrie musicale pour devenir professeur de musique.

Dick Remelink a remplacé Rob Kruisman et Dennis Whitbread (de son vrai nom Dennis Witbraad) a remplacé temporairement Peter de Leeuwe. Le nouveau combo enregistre, « Beggar Julia’s Time Trip » avec le chanteur Michel van Dijk, qui part également en tournée avec Ekseption mais s’en trouve très frustré car Ekseption est surtout un groupe instrumental. Il s’agit d’un album concept sur une femme médiévale qui entreprend un voyage musical à travers le temps.

La même année, leur troisième album, « Ekseption 3« , est sorti. Sur cet album, Peter de Leeuwe est revenu et Michel van Dijk est remplacé par Steve Allet (son vrai nom est Coen Merkelbach). Van Dijk réapparaît en tant que chanteur avec Brainbox et Alquin en 1975. Il s’agit d’un autre album concept, cette fois-ci basé sur l’histoire du Petit Prince de Saint-Exupéry.

En 1971, Ekseption collabore avec l’Orchestre Philharmonique Royal sur « 04:00« . Leur cinquième album est sorti en 1972. Cet album comprend également une chanson de leurs inspirateurs, The Nice.

 

La plupart de leurs albums suivants contiennent à la fois des compositions originales et des pièces classiques réinterprétées. Il est rapidement devenu évident que van der Linden avait pris le leadership ce qu’il a d’ailleurs confirmé dans une interview publiée lors d’un communiqué de presse en 1972, accompagnant les copies préliminaires de l’album Ekseption 5.

Le groupe tourne beaucoup à travers toute l’Europe et en 1973, cela entraîne quelques tensions au sein du groupe. En conséquence, Dick Remelink et Peter de Leeuwe quittent le groupe. Sur l’album suivant, Trinity, ils sont remplacés par Jan Vennik et Pieter Voogt. Les ventes de cet album ne sont pas aussi bonnes que d’habitude et il n’y a pas non plus de single à succès.

Sur le premier album d’Ekseption après le départ de Rick van der Linden (voir ci-dessous), Bingo, il est remplacé par Hans Jansen. La musique de cet album est beaucoup plus jazzy. Un an plus tard, l’album Mindmirror est sorti, mais en raison d’un manque de succès, le groupe se sépare en 1976.

Trace

Après la sortie de l’album Trinity de 1973, les coéquipiers de Rick van der Linden lui demandent de quitter Ekseption. À l’automne de la même année, il forme un nouveau groupe appelé, Trace avec l’ancien batteur de Focus, Rick van der Linden (homonyme sans lien de parenté) et le bassiste de Cuby and the Blizzards, Jaap van Eik..

Le son de Trace était dans la continuité de celui d’Ekseption, avec une fusion de rock progressif et de musique classique. Cependant, Trace était plus orienté vers des compositions originales et expérimentales. Leur premier album éponyme, « Trace », est considéré comme un classique du rock progressif néerlandais. Il mettait en avant les compétences de van der Linden à la fois en tant que claviériste et compositeur. Le groupe a sorti plusieurs autres albums, dont « Birds » (1975) et « The White Ladies » (1977), avant de se séparer en 1978.

Spin

Quant à Spin (ne pas confondre avec son homonyme  SPiN groupe américain de rock alternatif et de power pop formé en 2010), il s’agissait d’un projet formé d’anciens membres d’Ekseption, Van den Broek, Vennik, Jansen et Hans Hollestelle, accompagnés de Jan Hollestelle à la basse et de Cees Kranenburg à la batterie.

Spin Band

Spin a sorti un excellent album éponyme en 1976, dans lequel ils ont exploré des sonorités plus jazz-rock fusion. L’album comportait des compositions originales ainsi que des reprises, et mettait en valeur les talents de Chris Hinze en tant que soliste. Le second est publié en 1977 « Whirlwind » de style plus fusion. Commercialement, ce n’est hélas pas un grand succès.

Réunion de Trace et Spin pour reformer Ekseption

Bien que Trace et Spin aient émergé en tant que projets indépendants après la fin d’Ekseption, ils ont maintenu certains éléments caractéristiques de la musique d’Ekseption, notamment en incorporant des éléments de musique classique dans leur son. Ces groupes ont continué à contribuer à la scène musicale progressive néerlandaise de l’époque et sont toujours considérés comme des influences importantes dans le genre.

En 1978, Trace et Spin fusionnent pour redevenir Ekseption et enregistrent un autre album, Ekseption ’78.

En 1980, Rein van den Broek et Rick van der Linden sortent un album ensemble sous le nom de « Cum Laude« , avec une musique influencée par le classique. En 1981, d’anciens membres, Van den Broek, Van der Linden et Dick Remelink, ainsi que d’anciens membres de Kayak, Max Werner à la batterie et Johan Slager à la guitare, enregistrent un album reprenant quelques anciens succès d’Ekseption. La même chose est faite en 1989 sur l’album « Ekseption ’89 ». Ce n’est pas un succès et le groupe splitte à nouveau.

En 2003, une toute nouvelle formation d’Ekseption voit le jour, composée cette fois-ci, en plus de Rick van der Linden, de son épouse Inez van der Linden (chant) et d’un groupe de canadiens : Mark Inneo (batterie), Bob Shields (guitare), Meredith Nelson (basse) et Peter Tong (claviers). Ils font une tournée aux Pays-Bas et en Allemagne pendant l’été.

Des réunions périodiques (avec de nouveaux membres) ont eu lieu jusqu’à la mort de van der Linden en 2006.

Membres

Rein van den Broek : claviers; trompette, bugle
Rick van der Linden : claviers
Cor Dekker : basse
Peter de Leeuwe : batterie, chant
Huib van Kampen : guitare solo, sax ténor
Dennis Whitbread alias Withbread, de son vrai nom Dennis Witbraad : batterie
Dick Remelink : saxophones, flûtes
Michel van Dijk : chant (plus tard dans Alquin)
Linda van Dyck : chant
Erik van Lier : trombone, tuba
Tony Vos : saxophones, production
Steve Allet (Koen Merkelbach) : chant
Jan Vennik : saxophones, flûte
Pieter Voogt : batterie
Hans Hollestelle : guitare, synthétiseur
Hans Jansen : claviers
Max Werner : batterie
Johan Slager : basse, guitare
Jan Hollestelle : basse, synthétiseur, piano, violoncelle
Cees (Kees) Kranenburg Jr : batterie, percussions
Bob Shields : guitare
Frans Muys van de Moer : basse
Inez van der Linden : chant
Mark Inneo : batterie
Meredith Nelson : guitare basse
Peter Tong : claviers

Discographie

Ekseption

1969 – Ekseption
1970 – Beggar Julia’s Time Trip
1970 – Ekseption 3
1971 – Ekseption 04:00
1972 – Ekseption 5
1973 – Trinity
1974 – Bingo
1974 – Bingo!
1975 – Mind Mirror
1975 – Mindmirror
1976 – Back to the Classics
1978 – Ekseption ’78
1981 – Dance Macabre
1989 – Ekseption ’89

Trace
1974 – Trace
1975 – Birds
1977 – The White Ladies
2003 – Birds of Trace – The Ultimate Collection [Compilation]

Spin

1976 – Spin

1977 – Whirlwind

Rick van der Linden & Rein van den Broek

1979 – Cum Laude

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