Joseph Carré boucle sa trilogie en apesanteur

Joseph Carré est un auteur-compositeur-interprète canadien qui construit depuis plusieurs années un univers pop-électro onirique et cinématographique. Avec Ultrason, il achève la trilogie magique initiée par ses précédents albums, un cycle en trois volets qui explore le voyage, l’imaginaire et les sensations cosmiques. Chaque album est une étape de ce parcours : Magique! (2022) lance l’univers, Temps Libre (2023) l’étend et l’affine, et ULTRASON (2026) en marque l’apogée avec des arrangements plus ambitieux et une production plus audacieuse.

il mêle arrangements riches, sonorités aériennes et collaborations pointues pour créer des albums à la fois ambitieux et profondément humains.

Joseph Carré

Joseph Carré – Ultrason, l’ultime décollage

Disponible depuis le 13 février 2026, Ultrason marque l’aboutissement d’un cycle entamé sur l’île imaginaire de Culpa. Avec ce nouvel album, Joseph Carré quitte son bateau volant pour emprunter une voie rapide plus cosmique, plus dense, presque cinématographique. La trilogie magique trouve ici son point culminant, et l’artiste ne fait pas les choses à moitié.

Dès les premières notes, on comprend que Ultrason ne cherche pas la demi-mesure. Là où ses précédents chapitres installaient un univers onirique, celui-ci pousse les murs. Les textures sonores se font plus larges, les basses plus organiques, les arrangements plus ambitieux. On sent un artiste qui a pris confiance et qui ose. Beaucoup.

Joseph Carré - Ultrason

Une production haut de gamme

Joseph Carré s’est entouré d’un casting impressionnant. Nick Roberge assure l’ingénierie sonore, le mixage et la co-réalisation, apportant une précision chirurgicale à l’ensemble. Carl Bastien, à la co-écriture et aux arrangements, insuffle une élégance mélodique et une profondeur harmonique qui donnent à l’album une véritable ampleur.

À leurs côtés, William Gough à la guitare, Benjamin Courcy à la batterie, Mélanie Venditti aux cordes, Guillaume Guilbault et Francis Major participent à cette montée en puissance. Le résultat ? Un disque riche, habité, où chaque détail semble pensé pour servir l’émotion.

La production impressionne sans jamais écraser les chansons. C’est là toute la force d’Ultrason : malgré sa dimension ambitieuse, l’album reste profondément humain.

Centre Ville : cœur battant du projet

Le morceau Centre Ville agit comme un pivot. Il concentre cette tension entre introspection et vertige, entre pulsation urbaine et élan cosmique. Joseph Carré y explore les contrastes : proximité et distance, solitude et communion, ancrage et fuite. Musicalement, les nappes synthétiques dialoguent avec des cordes aériennes, tandis que la batterie imprime un mouvement presque hypnotique.

On retrouve cette capacité à surprendre, à décaler légèrement l’attente. Rien n’est totalement là où on l’imagine. Et c’est précisément ce qui rend l’écoute captivante.

Une trilogie qui atteint son apogée

Avec Ultrason, Joseph Carré clôt une trilogie cohérente et audacieuse. Il confirme son goût pour les univers conceptuels, tout en affirmant une identité sonore de plus en plus affirmée. On sent un artiste qui maîtrise désormais son vaisseau et son cap.

Et comme le suggère la conclusion implicite de l’album : vous ne pourrez pas être ailleurs… et ce n’est qu’un début. La fin d’un cycle, oui. Mais surtout l’ouverture d’un autre.

Discographie de Joseph Carré

Albums studio

2026 – Ultrason

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Kabasse explore l’art d’attendre avec élégance

Kabasse

Le 13 février 2026 marque l’arrivée d’un premier album qui ne cherche pas à bousculer pour exister, mais à s’installer pour durer et avec About Sitting On Fences, Kabasse signe là une entrée en matière aussi réfléchie qu’inspirée, quelque part entre jazz contemporain, rock progressif et paysages sonores cinématographiques.

Derrière ce projet, on retrouve Sigmund Perner, musicien basé à Munich et également membre du groupe Carpet. Avec Kabasse, il donne vie à des idées accumulées pendant des décennies. Des fragments mélodiques, des intuitions harmoniques, des rythmes esquissés mentalement mais jamais couchés sur le papier. Jusqu’au moment où tout prend forme, entouré d’un sextet complice venu de Munich et d’Augsbourg, incluant son propre fils à la batterie. Une dimension presque familiale qui se ressent dans la cohésion et la confiance qui traversent l’album.

Kabasse

Kabasse : Entre écriture ciselée et liberté assumée

Le sextet allemand navigue dans un espace hybride où la structure et l’improvisation dialoguent en permanence. Les compositions s’appuient sur des arrangements minutieux, portés par une riche palette d’instruments à vent, de claviers et de percussions mélodiques. Les textures sont denses mais jamais pesantes, les harmonies luxuriantes sans verser dans l’excès décoratif.

Le groupe a choisi l’authenticité d’une session studio enregistrée en live. Le risque fait partie du processus. Les respirations, les tensions, les relâchements s’entendent. Ce parti pris confère à About Sitting On Fences une intensité organique : à la fois mature et brut, contemplatif et captivant.

Le premier extrait, Heavy Cloud, dévoilait déjà cette capacité à installer une atmosphère enveloppante avant de la faire évoluer vers des zones plus imprévisibles. Le second single, Encore, confirme cette dynamique contrastée : tension rythmique, finesse mélodique et montée en puissance parfaitement maîtrisée.

L’art de ne pas choisir

Le titre de l’album évoque l’idée de “rester assis sur la clôture”, de ne pas trancher trop vite. Une posture qui devient ici esthétique. Kabasse cultive les oppositions : compression et délicatesse, complexité et simplicité, tension et harmonie. Mais loin d’un exercice intellectuel, ces contrastes se fondent naturellement les uns dans les autres.

Le nom même du groupe, inspiré de la calebasse — à la fois résonateur et réceptacle sonore — traduit cette volonté d’accueillir les idées, de les laisser mûrir, vibrer, résonner.

Avec seulement cinq titres — Beauty Of The Brain, In The Woods, Heavy Cloud, Encore et Manything Goes — Kabasse livre un premier album dense, cohérent, qui invite à l’écoute attentive plutôt qu’à la consommation rapide. Une œuvre qui se révèle pleinement à qui accepte de s’y poser.

Kabasse

Un premier album déjà habité

Publié par le label Kapitän Platte et distribué notamment en Allemagne, France, Suisse, Italie ou encore au Benelux, About Sitting On Fences s’impose comme une proposition singulière sur la scène jazz européenne actuelle. Kabasse ne cherche pas l’effet immédiat : il propose une immersion. Et dans un paysage musical souvent pressé, cette invitation à ralentir et à écouter vraiment a quelque chose de précieux.

Discographie de Kabasse

Albums studio
2026 – About Sitting On Fences

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