Churchman dévoile le 9 octobre 2026 son premier album, Tropical Blues, un disque aux parfums de blues, de folk, de country et de musiques tropicales, traversé par des images de western spaghetti et une esthétique vintage particulièrement cinématographique. Une première réalisation qui vient couronner cinq années de scène et plus d’une centaine de concerts en France et en Europe.
Churchman, cinq années de scène avant Tropical Blues
Avant de devenir un album, Tropical Blues est d’abord l’aboutissement d’un long parcours sur les routes. Depuis 2021, Churchman a multiplié les concerts en France et à travers l’Europe, avec notamment des passages en Suisse, en Belgique, en Allemagne et à Rome. Le projet a également été programmé dans plusieurs festivals, dont Chien à Plume, Au Grès du Jazz et Blues sur Seine, où Churchman a atteint la finale.
Plus récemment, l’artiste strasbourgeois a assuré la première partie de Charlie Winston à La Laiterie. Une trajectoire scénique déjà bien remplie pour un projet qui revendique une approche instinctive et sans cesse renouvelée de la scène : aucun concert ne semble devoir ressembler au précédent.
Le spectacle occupe d’ailleurs une place importante dans l’identité de Churchman. Entre les morceaux s’invitent des histoires étranges, inspirées notamment d’une vie passée dans les marges, transformant les concerts en véritables échappées vers un ailleurs imaginaire. Le blues y rencontre alors une forme de théâtre musical où les ambiances comptent autant que les chansons.
Churchman invente son propre tropical blues
Avec Tropical Blues, Churchman pousse cette esthétique plus loin encore. Le disque réunit dix chansons qui circulent entre blues primitif, folk, country, rythmes caribéens, calypso et harmonies jazz. Les westerns spaghetti ne sont jamais très loin non plus, avec ces paysages sonores qui semblent convoquer les fantômes d’Ennio Morricone.
Les références citées autour du projet donnent quelques repères : Tom Waits, Ry Cooder, C.W. Stoneking ou Pokey LaFarge pour ce goût des musiques anciennes et organiques, mais aussi Morricone pour cette dimension cinématographique. Le dossier de presse évoque également l’ombre de The Black Keys.
Mais Tropical Blues n’est pas une simple collection d’influences. Le « tropical » de Churchman ne désigne ni une localisation géographique ni une recette musicale précise. Il représente plutôt une promesse d’évasion, de chaleur et de liberté, tandis que le blues incarne le versant plus terrestre, parfois brutal, de cette équation.
Une façon finalement assez élégante de réunir deux imaginaires qui pourraient sembler éloignés : la chaleur des îles et la poussière des routes, les rythmes chaloupés et les paysages de western, la mélodie séduisante et les histoires nettement moins légères qu’elle raconte.
Churchman : un album né dans les Vosges
La genèse de Tropical Blues est à l’image de son titre : un disque qui cherche l’ailleurs tout en étant profondément enraciné dans son environnement.
Après plus d’une centaine de concerts, Churchman ressent le besoin de mettre momentanément la scène entre parenthèses. Fatigué par les contraintes de la vie de musicien indépendant, les dynamiques de groupe et la pression des réseaux sociaux, il choisit de retrouver quelque chose de plus essentiel : le plaisir de jouer, d’écrire et de créer sans attente particulière.
Les premières maquettes apparaissent alors presque naturellement. Puis l’envie de transformer ces esquisses en véritable album s’impose.
Churchman enregistre finalement seul, à la maison mais aussi dans des cabines isolées au cœur des Vosges. Une démarche qui donne au projet une dimension artisanale et intime, assez éloignée des impératifs habituels de la production musicale.
Cette solitude créative permet également au musicien de puiser dans ses différentes vies : gérant de bar de nuit, musicien de scène, consultant ou militaire, mais aussi dans les pays traversés ou habités, de la France aux États-Unis en passant par l’Angleterre, l’Allemagne et la Nouvelle-Calédonie.
Churchman regarde vers les îles pour mieux parler du monde
Cette dimension personnelle traverse les dix chansons de Tropical Blues. Churchman s’est notamment passionné pour les vieux calypsos, la musique cubaine, les chants religieux de Mélanésie, la cumbia ou encore la chicha. Ces découvertes viennent enrichir un socle blues et folk qui reste au cœur de son univers.
Le résultat ne cherche pourtant pas à reproduire fidèlement une quelconque tradition musicale. Les influences tropicales servent plutôt à créer une atmosphère, un sentiment de déplacement, comme si les chansons ouvraient des fenêtres vers des contrées imaginaires.
Derrière les mélodies chaleureuses et les rythmes qui invitent au voyage se cachent des sujets beaucoup plus sombres : la nuit, les vies en marge, la famille, le passage à l’âge adulte et les incertitudes d’une existence contemporaine. Le contraste entre la douceur des arrangements et la gravité des histoires constitue même l’un des ressorts de l’album.
Le « tropical » devient ainsi le rêve d’un ailleurs tandis que le « blues » rappelle constamment la réalité. Tropical Blues se construit précisément dans cet espace entre les deux : entre le monde que l’on traverse et celui que l’on continue de rêver.
Something Wrong et Gunsmoke Blues, deux visages d’un même disque
Les premiers singles permettent déjà d’entrevoir les différentes facettes de l’album. Avec Something Wrong, Churchman avait dévoilé son versant le plus tropical, tandis que Gunsmoke Blues, récemment publié, met davantage en lumière la dimension blues du projet.
Deux portes d’entrée qui illustrent bien la dualité revendiquée par Tropical Blues. D’un côté, les rythmes chaloupés, la chaleur et les influences venues des îles ; de l’autre, un blues plus rugueux, marqué par les grands espaces imaginaires et les fantômes du western.
Et entre les deux, Churchman semble avoir trouvé suffisamment de terrain de jeu pour construire un album cohérent sans jamais se laisser enfermer dans une seule case.
Une release party à Strasbourg pour Tropical Blues
Le premier album de Churchman, Tropical Blues, sortira officiellement le 9 octobre 2026 en streaming et en vinyle. Le choix de cette date aura une résonance particulière puisque l’artiste présentera également le disque au public strasbourgeois le même soir à La Maison Bleue.
Cette release party permettra donc de découvrir l’album dans son environnement naturel : la scène, là où Churchman a construit son identité depuis 2021 et où ses chansons prennent une autre dimension à travers les histoires et les improvisations qui accompagnent ses prestations. Le disque est également mixé et masterisé par Studio La Turbine.
Avec Tropical Blues, Churchman ne cherche manifestement pas à choisir entre le blues et le voyage. Il préfère prendre les deux chemins en même temps. Une guitare, quelques rythmes caribéens, des poussières de western spaghetti, une bonne dose de mélancolie et dix chansons capables de cacher des histoires parfois terribles derrière de jolies mélodies : voilà une carte postale qui aurait quelque chose de délicieusement suspect.
À retenir : sortie de Tropical Blues le 9 octobre 2026, en streaming et vinyle, avec une release party le même soir à La Maison Bleue de Strasbourg.
Discographie de Churchman
Album studio
2026 – Tropical Blues
Singles
2026 – Something Wrong
2026 – The Negative Rag
2026 – Clocks
EP
2022 – 3 Odd Ballads
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