Yanni Iliadis signe une bouleversante « Une Lettre d’Adieu »

Avec « Une Lettre d’Adieu », Yanni Iliadis livre un titre à part. Une chanson qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui touche juste, là où les mots deviennent parfois difficiles à dire.

Originaire de Bruxelles, l’artiste belgo-grec de 28 ans se dévoile ici sans filtre. Derrière cette chanson, il y a une histoire intime : celle de sa grand-mère Ioanna, une femme au parcours marqué par les épreuves, de son enfance dans les plantations de tabac en Grèce à son départ pour la Belgique, avec une vie entière faite de courage, de sacrifices et d’amour.

Plutôt qu’un simple hommage, « Une Lettre d’Adieu » prend la forme d’un dialogue suspendu. Une lettre que l’on écrit sans attendre de réponse, mais avec tout ce qu’on n’a pas toujours su dire à temps. « Elle a été, et restera, ma super-héroïne », confie l’artiste, qui porte aujourd’hui son héritage autant dans sa musique que dans son identité.

Le morceau parle de manque, bien sûr, mais aussi de ce qui reste. Des gestes, des souvenirs, des phrases qui continuent de résonner. Il évoque ces liens invisibles qui persistent, même après l’absence. Et surtout, il glisse une idée simple, presque évidente : ne pas attendre pour dire les choses importantes.

Visuellement, le clip prolonge cette sensation d’entre-deux. On y découvre un piano suspendu à plus de 90 mètres de hauteur, comme hors du temps. Une image forte, presque irréelle, qui accompagne cette envie de rester connecté à ceux qui ne sont plus là, quelque part entre ciel et mémoire.

Avec ce titre, Yanni Iliadis continue d’affirmer une écriture sincère, portée par des influences comme Christophe Maé ou Pantelis Pantelidis, tout en gardant une voix bien à lui.

« Une Lettre d’Adieu » n’impose rien. Elle s’écoute, elle se ressent, et chacun y met un peu de son histoire.

Lien d’écoute

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NoCuts explore les horizons d’Echoes of Wanderlust

Le quartet parisien NoCuts revient avec un second album inspiré par l’évasion et les paysages intérieurs. Intitulé Echoes of Wanderlust, ce nouvel opus paraîtra le 20 mars 2026, date qui coïncide avec son concert de lancement au Sunset Sunside à Paris. Entre jazz moderne, influences pop et atmosphères cinématographiques, le groupe poursuit son exploration sonore avec une musique à la fois raffinée et accessible.

NoCuts

Un jazz moderne aux couleurs cinématographiques

Fondé en 2016 autour des compositions du clarinettiste et saxophoniste Olivier Roch, NoCuts s’inscrit dans une mouvance de jazz contemporain qui n’hésite pas à dialoguer avec d’autres univers musicaux. Leur approche mêle écriture soignée, improvisation et recherche de textures sonores riches. La présence de la clarinette et de la clarinette basse apporte une signature timbrale particulière, chaleureuse et enveloppante, qui contraste avec la pulsation dynamique de la section rythmique.

La musique du quartet se distingue par un équilibre subtil entre lyrisme et énergie. Certaines pièces installent des climats contemplatifs, presque oniriques, tandis que d’autres s’appuient sur des grooves incisifs et des développements improvisés plus fougueux. Ce jeu permanent entre tension et respiration donne à leur musique un caractère narratif qui évoque parfois une bande originale imaginaire.

Dans cet univers sonore, on peut percevoir l’ombre bienveillante d’artistes comme Avishai Cohen ou du trio E.S.T., mais aussi des influences plus inattendues venues du rock ou de la pop alternative.

Nocuts-Echoes of Wanderlust

Echoes of Wanderlust, un album inspiré par le voyage

Avec Echoes of Wanderlust, NoCuts propose un disque nourri par les voyages géographiques et intérieurs de ses deux compositeurs, Gaëlle Coquempot et Olivier Roch. Chaque morceau fonctionne comme une escale sonore, évoquant un souvenir, un paysage ou une émotion.

Le titre Altiplano ouvre l’album comme une grande respiration musicale inspirée des hauts plateaux andins, tandis que Titicaca évoque une nuit passée sous les étoiles sur les rives du célèbre lac sud-américain. D’autres compositions explorent des registres plus intimes : Sweetheart, inspiré par la naissance du fils d’Olivier Roch, distille une atmosphère douce et lumineuse, alors que Une bulle traduit musicalement l’expérience du confinement et le sentiment de libération qui l’a suivi.

Le disque se distingue également par des pièces plus rythmées comme Mica’s Dream, portée par un riff de basse entêtant, ou Lost Highway, qui assume un clin d’œil à l’univers de Radiohead.

L’ensemble forme un album cohérent et immersif, où les compositions se répondent comme les chapitres d’un carnet de voyage musical.

Un quartet soudé sur scène

NoCuts s’appuie sur un quartet solide où chaque musicien apporte une personnalité forte. Le dialogue entre piano et clarinette dessine les lignes mélodiques tandis que la section rythmique installe une base dynamique propice aux improvisations.

Cette complicité musicale prend toute sa dimension sur scène, où les compositions du groupe s’ouvrent à des développements spontanés et à une interaction permanente entre les musiciens. Le concert de sortie d’album au Sunset Sunside promet ainsi d’être un moment privilégié pour découvrir toute la richesse de leur univers sonore.

Dans un paysage jazz souvent partagé entre tradition et expérimentation, NoCuts trouve sa place en cultivant une esthétique personnelle : un jazz moderne, narratif et ouvert sur d’autres horizons musicaux.

Membres de NoCuts

Gaëlle Coquempot : Piano, composition
Olivier Roch : Clarinette, clarinette basse, composition
Guillaume Burkhardt : Contrebasse
Julien Defontaine : Batterie

Discographie de NoCuts

Albums studio
2020 – Itinéraires
2026 – Echoes of Wanderlust

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