Prisoner : un garage rock cinématique qui bouscule les codes

Prisoner : un troisième album qui marque un tournant

Prisoner n’est décidément pas une formation comme les autres. Né en 2019 entre Mulhouse, Bordeaux et Munich, ce collectif franco-allemand s’est forgé une identité sonore unique en mêlant garage rock, post-punk, musique de film et bandes originales des séries cultes des années 60 et 70 (ne pas confondre avec « The Prisoner », un groupe de metal parisien fondé en 2010) .

Avec son troisième album éponyme, attendu le 7 août chez Wicked Cool Records, le label de Steven Van Zandt (Little Steven), guitariste du E Street Band de Bruce Springsteen, le groupe franchit une nouvelle étape de son parcours.

Prisoner

Après deux albums largement consacrés à la réinterprétation de thèmes emblématiques de séries comme The Persuaders, The Avengers ou The Streets of San Francisco, Prisoner délaisse presque totalement les reprises pour proposer un disque composé à 99 % d’œuvres originales. Une évolution naturelle qui conserve pourtant tout ce qui fait la singularité du sextet : une écriture cinématographique, des mélodies accrocheuses et une tension permanente entre élégance orchestrale et énergie rock.

Prisoner développe une bande-son imaginaire

Écouter ce groupe, c’est avoir l’impression d’assister à la projection d’un film qui n’existe pas encore. Chaque morceau évoque un générique oublié, un polar des années 70 ou une série d’espionnage vintage, tout en restant profondément contemporain.

L’album a été enregistré dans la cave du batteur, mixé dans le salon du guitariste avant d’être confié au mastering d’Andy Walter aux mythiques studios Abbey Road. Ce contraste entre production artisanale et finition haut de gamme reflète parfaitement l’ADN du groupe : une musique ambitieuse, mais jamais démonstrative.

L’influence de compositeurs comme Lalo Schifrin, Laurie Johnson, Edwin Astley ou encore François de Roubaix se retrouve dans les orchestrations, tandis que l’énergie brute du garage rock et du post-punk maintient une intensité permanente.

La voix de Susanne Pemmerl constitue l’un des éléments les plus marquants de l’ensemble. Tantôt lyrique, tantôt pop, parfois scandée avec une véritable urgence politique, elle dialogue constamment avec le trombone de Marc Hett, devenu au fil des albums l’une des signatures sonores les plus originales du groupe.

Prisoner

« La femme qui s’était faite toute seule » donne le ton

Premier extrait du disque, La femme qui s’était faite toute seule résume parfaitement la démarche artistique de Prisoner. Construite comme la bande originale d’un film imaginaire, la chanson mêle riffs de guitare aux accents surf, rythmiques hypnotiques, cuivres incisifs et envolées vocales spectaculaires.

Le morceau développe également un propos engagé autour du mythe de la réussite individuelle, rappelant que personne ne se construit totalement seul. Une dimension politique qui traverse plusieurs titres du nouvel album sans jamais sacrifier l’efficacité mélodique.

Le groupe revendique un rock cinématographique où chaque composition raconte une histoire, sans avoir besoin d’images pour captiver l’auditeur.

Une signature américaine méritée

La signature de Prisoner chez Wicked Cool Records constitue une véritable reconnaissance internationale. Fondé par Steven Van Zandt, le label défend depuis de nombreuses années un rock indépendant exigeant et authentique.

Cette collaboration confirme le potentiel d’un groupe qui a déjà attiré l’attention de médias spécialisés, bénéficié du soutien de FIP et multiplié les prestations scéniques à travers l’Europe.

Si John Lennon affirmait avec ironie que « le rock français, c’est comme le vin anglais : ça n’existe pas », Prisoner apporte aujourd’hui un démenti particulièrement convaincant à cette célèbre formule. Avec ce troisième album, le sextet démontre qu’il est encore possible de proposer une musique profondément originale en s’inspirant du passé sans jamais tomber dans la nostalgie.

Pour les amateurs de garage rock, de post-punk, de musiques de films et de bandes originales vintage, Prisoner s’annonce comme l’une des sorties les plus singulières de cet été.

Un album qui confirme toute l’originalité de Prisoner

Dès les premières secondes, Prisoner impose une atmosphère qui lui appartient entièrement. Les références sont nombreuses, mais jamais envahissantes : on pense aux génériques de séries britanniques, aux bandes originales de Lalo Schifrin ou François de Roubaix, au post-punk et au garage rock, mais le groupe dépasse rapidement le simple exercice de style.

L’équilibre entre la voix polymorphe de Susanne Pemmerl, le trombone omniprésent, les guitares nerveuses et une section rythmique particulièrement inspirée produit un résultat étonnamment cohérent. Chaque morceau semble illustrer un film imaginaire dont l’auditeur devient le réalisateur.

La production, volontairement organique, conserve toute la spontanéité des enregistrements tout en bénéficiant d’un mastering irréprochable signé Andy Walter. Le disque alterne passages frénétiques et moments plus contemplatifs sans jamais perdre son fil conducteur.

Avec Prisoner, le groupe signe probablement son album le plus abouti. Original, audacieux, immédiatement reconnaissable et terriblement addictif, il confirme que cette formation franco-allemande occupe désormais une place à part sur la scène rock européenne.

Membres de Prisoner

Philippe Girard : guitare
Susanne Pemmerl : chant
Marc Hett : trombone
Lucas Gentilhomme : claviers
Etienne Meyer : batterie
Seba Grienti : basse

Discographie de Prisoner

Albums studio
2020 – The Prisoners
2022 – II
2026 – Prisoner

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Yes Boone : le phénomène australien qui fait danser la planète

Yes Boone fait partie de cette nouvelle génération de producteurs électroniques capables de conjuguer efficacité dancefloor et identité artistique forte. Basé à Sydney, l’artiste australien connaît une ascension fulgurante grâce à son single All I Really Want, qui a franchi le cap des 10 millions de streams et attire désormais l’attention bien au-delà de son Australie natale. Soutenu par des figures majeures de la musique électronique comme Diplo, Dom Dolla ou encore FISHER, il s’impose progressivement comme un nom à suivre sur la scène dance internationale.

Yes Boone

Yes Boone : une signature entre dance moderne et culture du sample

Anciennement connu sous le nom de Boone, Yes Boone s’est construit une identité sonore qui repose sur une utilisation particulièrement inventive du sampling. Son univers navigue entre house contemporaine, dance music et musique électronique, tout en conservant une approche mélodique immédiatement identifiable.

Loin de se contenter des recettes habituelles du genre, le producteur australien privilégie des arrangements dynamiques, des rythmes percutants et des refrains capables de séduire aussi bien les clubs que les plateformes de streaming. Cette combinaison lui permet de toucher un public toujours plus large, comme en témoignent ses centaines de milliers d’auditeurs mensuels.

Yes Boone transforme son succès numérique en performances scéniques

Le succès de Yes Boone ne se limite pas aux écoutes en ligne. Très rapidement, il décroche une première apparition dans le prestigieux festival Wildlands en Australie avant d’enchaîner plusieurs prestations remarquées, notamment des sets en back-to-back avec Scott Tweedie à Sydney et Perth.

L’artiste participe également à Ability Fest, confirmant sa place parmi les jeunes producteurs australiens les plus prometteurs de sa génération. Son énergie derrière les platines et son sens du spectacle contribuent largement à bâtir une réputation solide sur scène.

Yes Boone mise aussi sur l’image et le storytelling

Avant de se consacrer pleinement à la musique, Yes Boone s’est formé au cinéma et au métier d’acteur. Cette expérience influence directement sa manière de communiquer avec son public.

Ses clips, ses contenus destinés aux réseaux sociaux et son univers visuel témoignent d’un véritable sens de la narration. Cette approche, encore relativement rare dans la musique électronique, lui permet de créer une relation plus personnelle avec ses auditeurs tout en développant une identité artistique cohérente.

All I Really Want confirme le potentiel international de Yes Boone

Avec All I Really Want, Yes Boone franchit un nouveau cap. Le morceau bénéficie d’un important soutien de DJs influents et s’impose sur les plateformes de streaming avec plusieurs millions d’écoutes. En Australie, il obtient également une forte exposition radiophonique, renforçant encore sa visibilité.

Ce succès confirme que le producteur australien possède tous les ingrédients pour s’installer durablement parmi les artistes électroniques qui comptent. Sa capacité à mêler production soignée, efficacité mélodique et identité visuelle laisse présager une carrière appelée à dépasser largement les frontières de son pays d’origine.

Une carrière à suivre de près

Dans un paysage électronique particulièrement concurrentiel, Yes Boone réussit à se distinguer grâce à une personnalité artistique affirmée et une vision globale de son projet. Producteur, créateur de contenu et performeur, il développe un univers cohérent qui séduit aussi bien les amateurs de dance music que les professionnels du secteur.

Si All I Really Want constitue aujourd’hui sa plus belle carte de visite, tout laisse penser qu’il ne s’agit que du début d’une aventure musicale particulièrement prometteuse.

Discographie

EP
2025 – Best I’ve Found

Singles
2023 – GOOD 4 ME
2024 – maybe im too late
2024 – library
2024 – Rising Stars
2025 – Modern Life
2025 – Window 2
2025 – All I Really Want
2026 – All I Really Want (Riva Starr Remix)

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