Nik Barrell nous emmène dans le silence de « Lost »

Il y a des chansons qui s’écoutent comme on traverse un paysage : lentement, en prenant chaque détail, en laissant l’air et la lumière vous traverser. C’est exactement ce que propose Lost, le nouveau single de Nik Barrell, issu de son EP Almost Home. Écrit et enregistré dans son van-studio pendant qu’il traversait seul l’Espagne et le Portugal l’hiver dernier, le morceau capture toute la densité silencieuse de ces routes interminables, de ces montagnes, de ce calme où tout semble suspendu.

Originaire du Royaume-Uni, Nik Barrell a toujours eu l’âme d’un troubadour moderne. Pour ce projet, il a transformé un vieux Renault Master, affectueusement baptisé Bertie Van Doogle, en studio nomade et en sanctuaire créatif. Micros, guitares, clavier, batterie… tout l’équipement nécessaire à la création était là, mais c’est surtout le mouvement et la solitude du voyage qui ont façonné Lost. Les percussions, par exemple, ont été enregistrées au cœur des montagnes portugaises, capturant l’air, la lumière et l’espace qui entouraient chaque coup.

Lost est née d’un moment de vie intense pour Barrell : la pandémie, la perte de son père et les bouleversements qui ont remis en question les fondations de son monde. La chanson explore cet endroit fragile où se mêlent deuil, confusion et espoir ténu. Fidèle à son style, Nik transforme le tumulte en clarté, révélant à travers une relation qui se délite des vérités profondes sur l’identité et la direction que prend la vie. Comme il le dit lui-même :
Si vous avez trouvé que vous étiez perdu, alors vous venez juste de commencer à vous trouver.

Créer sur la route, loin des écrans et de la pression, profondément connecté aux lieux traversés, a permis à Barrell de capturer un état d’être rarement accessible en studio classique. La musique devient alors palpable, ancrée dans le mouvement, la météo, les paysages et les émotions réelles. C’est cette authenticité qui traverse Lost, un morceau qui respire, qui s’étire, qui vous emmène dans un espace intime où se réinventer devient possible.

Le projet Almost Home s’accompagne de visuels dessinés à la main, chaque animation reflétant cette approche tactile et humaine. Les clips de Little Blackbird et de Lost sont déjà disponibles, prolongeant l’expérience sonore dans un univers visuel sensible et poétique.

Après l’album Home, lui aussi créé pendant cet hiver de voyage et de réflexion, Almost Home trace un chemin double : à la fois géographique, à travers l’Espagne et le Portugal, et émotionnel, à travers la perte, la redécouverte et la recherche de ce que “chez soi” signifie vraiment.

Avec Lost, Nik Barrell offre une musique où la confusion devient opportunité, où le fait de se sentir égaré ouvre la porte à de nouvelles directions. Une invitation à ralentir, à écouter, et à comprendre que parfois, c’est justement en étant perdu que l’on commence à se trouver.

Mouth Water dévoile “JJ (Give and Take)”

Mouth Water

Avec « JJ (Give and Take) », Mouth Water signe l’un de ses morceaux les plus tendres et personnels à ce jour. Entièrement instrumental ou presque, ce nouveau titre est une déclaration d’amour discrète et bouleversante, écrite pour sa fille, née quelques mois avant le début de l’enregistrement de son nouvel album.

Derrière Mouth Water se cache le producteur et multi-instrumentiste italien Lawrence Fancelli, qui décrit ce morceau comme la bande-son d’une toute première rencontre. Celle entre un père et son enfant, avant que les rôles ne s’installent, avant que la familiarité ne remplace l’émerveillement.

JJ est la chanson que j’ai écrite pour ma fille. C’est à propos de notre rencontre, à un moment où nous ne nous connaissions pas encore.

Cette idée de découverte mutuelle traverse tout le morceau. « JJ (Give and Take) » flotte dans un espace suspendu, délicat et lumineux, où chaque note semble respirer. Contrairement à une grande partie de son univers habituel, Mouth Water met ici de côté les synthétiseurs, à l’exception de subtiles touches de vocoder, pour laisser place à une instrumentation épurée et organique. Le morceau privilégie l’atmosphère à la structure, l’émotion au spectaculaire.

À l’image de Winter Days, extrait de son premier album paru en 2019, « JJ (Give and Take) » occupe une place à part dans la discographie de Mouth Water. Lawrence Fancelli le considère d’ailleurs comme le morceau préféré de son tout nouvel album. Une confidence qui n’étonne pas tant le titre dégage une sincérité rare et une douceur presque palpable.

MouthWater

Connu pour son habileté à mêler production électronique moderne et influences vintage, Mouth Water navigue habituellement entre house music et électropop nostalgique. Son parcours commence entre New York et Florence, où il travaille comme ingénieur du son et bassiste, avant de fonder en 2013 l’OSB Studio, un studio d’enregistrement niché dans une ferme restaurée de la campagne toscane. Le projet Mouth Water voit officiellement le jour en 2019 et grandit au fil des sorties, des concerts et des collaborations.

Ces dernières années, l’artiste a également développé des performances live hybrides, mêlant instruments acoustiques, machines électroniques et éléments visuels sur mesure. Il a notamment assuré la première partie de Röyksopp au Tenax Club, joué au Primavera Sound 2024 à Barcelone et tourné en Italie avec Sophie and the Giants.

Plus qu’un simple interlude instrumental, « JJ (Give and Take) » est un instant de grâce. Un morceau qui se vit comme un souffle, une étreinte musicale, et qui rappelle que derrière les machines et les productions soignées, il y a toujours une histoire profondément humaine à raconter.

Pour écouter l’album en entier, c’est ci-dessous:

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